
Après 7 éditions successives à La Boulie, l'Open voyage. Il visite Chantilly puis Le Touquet. La Grande Guerre interrompt les compétitions qui reprennent en 1920 à La Boulie avant de repartir : Dieppe, Saint-Cloud, Saint-Germain, Deauville et Fourqueux.
L'après Grande Guerre voit une forte domination britannique : le pro de Saint-Cloud, Aubrey Boomer gagne cinq fois entre 1921 et 1931. Cyril Tolley, le seul amateur présent au palmarès est évidemment anglais ; il gagne à deux reprises à La Boulie.
Des Français brillent aussi : Marcel Dallemagne, pro à Saint-Germain, l'emporte trois années de suite. Son play-off victorieux, disputé sur 36 trous contre Henry Cotton, reste dans les mémoires. En 1940, tout s'arrête. C'est ce même Henry Cotton qui remporte les deux éditions jouées à l'issue de la guerre, d'abord à Saint-Cloud puis à Chantilly.
Cette période inaugure une véritable mondialisation de l'Open : les vainqueurs viennent d'Italie (Grappasonni en 1949), d'Argentine (de Vicenzo en 1950 puis à nouveau en 1960 et 1964), d'Egypte (Hassanein en 1951), d'Afrique du Sud (Locke en 1952 et 1953), de Belgique (Van Donck en 1954, 1957 et 1958), d'Australie (Nagle en 1961 et Murray en 1962), d'Espagne (Sota en 1965) jusqu'à la victoire de Jean Garaialde en 1969 sur le tout nouveau parcours de Saint-Nom la Bretèche, 21 ans après Fifi Cavalo.

Dans les années 70, l'Open entre dans sa phase moderne et intègre le tout jeune Circuit professionnel européen. C'est l'ère des très grands : Severiano Ballesteros (4 victoires en 1977, 1982, 1985 et 1986), Greg Norman (1980), Sandy Lyle (1981), Nick Faldo (1983, 1988 et 1989), Bernhard Langer (1984). Dans les années 80 l'Open se sédentarise en région parisienne, les « 5 grands » l'accueillent tour à tour : Saint-Cloud, Saint-Germain, Saint Nom, La Boulie et finalement Chantilly.
La création du Golf National, construit par la Fédération Française de Golf sur les anciens confins du parc du château de Versailles, inaugure dès 1991 une série de 8 venues à Saint-Quentin-en-Yvelines avant les deux escapades en province au golf du Médoc en 1999 et au Golf Club de Lyon en 2001, avec les victoires de grands champions : Retief Goosen à Bordeaux et José Maria Olazabal à Lyon. Entre temps Colin Montgomerie avait bouclé le siècle avec sa victoire en l'an 2000 au Golf National.
Depuis 2002 c’est désormais au Golf National que se dispute le plus ancien open du Continent européen dont l’ambition avouée est de redevenir le premier en terre continentale. Après deux années marquées par un retour de la domination anglaise (Malcolm Mackenzie en 2002 et Philip Golding en 2003, et tandis que la dotation n’en finit pas de grimper : 500.000€ d’augmentation chaque année pour aboutir à 4.000.000€ en 2006) c’est – enfin ! – un Français qui retrouve le chemin de la victoire en 2004. Après un parcours exemplaire Jean-François Remésy remporte le tournoi avec 7 coups d’avance sur ses poursuivants, porté par les ovations d’une foule dont on avait oublié qu’elle pouvait se mobiliser pour un « cocorico » golfique, 35 ans après Jean Garaïalde qui lui remet la coupe.
L’année suivante, le même Jean-François Remésy se retrouve en play-off pour la victoire contre un autre champion français de retour au plus haut niveau, Jean Van de Velde. « Jeff » l’emporte devant plusieurs milliers de spectateurs enthousiasmés par ce véritable match et inscrit son nom une deuxième fois sur le socle d’argent massif.
Pour son centenaire, en 2006, l’Open réunit un plateau de célébrités dont une douzaine d’anciens vainqueurs emmenés par Seve Ballesteros. Au final l’anglais John Bickerton l’emporte à la régulière devant Padraig Harrington à un « petit » coup, suivis d’un Michael Campbell rendu fou par le 17 et d’un Ian Poulter un peu trop sage.
Une ambition forte pour le XXIe siècle
| Dès 2002 c’est désormais au Golf National que se dispute le plus ancien open du Continent européen dont l’ambition avouée est de redevenir le premier en terre continentale. Après deux années marquées par un retour de la domination anglaise (Malcolm Mackenzie en 2002 et Philip Golding en 2003, et tandis que la dotation n’en finit pas de grimper : 500.000€ d’augmentation chaque année pour aboutir à 4.000.000€ en 2006) c’est – enfin ! – un Français qui retrouve le chemin de la victoire en 2004. |
Après un parcours exemplaire Jean-François Remésy remporte le tournoi avec 7 coups d’avance sur ses poursuivants, porté par les ovations d’une foule dont on avait oublié qu’elle pouvait se mobiliser pour un « cocorico » golfique, 35 ans après Jean Garaïalde qui lui remet la coupe.
L’année suivante, le même Jean-François Remésy se retrouve en play-off pour la victoire contre un autre champion français de retour au plus haut niveau, Jean Van de Velde. « Jeff » l’emporte devant plusieurs milliers de spectateurs enthousiasmés par ce véritable match et inscrit son nom une deuxième fois sur le socle d’argent massif.
Pour son centenaire, en 2006, l’Open réunit un plateau de célébrités dont une douzaine d’anciens vainqueurs emmenés par Seve Ballesteros. Au final l’anglais John Bickerton l’emporte à la régulière devant Padraig Harrington à un « petit » coup, suivis d’un Michael Campbell rendu fou par le 17 et d’un Ian Poulter un peu trop sage.
2007 – 2009 : Place aux jeunesL’édition 2007 va voir les jeunes affronter les caciques du Circuit autour d’une dotation inchangée à 4 millions d’euros, toujours la plus élevée des tournois du Continent européen. Les grosses pointures présentes au départ sont bien décidées à ne pas laisser un quelconque blanc-bec leur souffler la prime du vainqueur. Eh bien ! C’est encore un « bleu » qui maîtrise l’Albatros du Golf National, un Anglais, jeune et ambitieux, Graeme Storm, dont c’est la première victoire sur le Circuit. Storm bat au finish quelques champions expérimentés comme les Danois Björn et Hansen, l’Ecossais Montgomerie, l’Anglais Poulter entre autres pros aux dents bien longues mais pas assez acérées en ce 1er juillet pour l’estocade finale.
En 2008, année de Ryder Cup, avec toujours 4 milllions d’euros à se partager, la bataille s’annonce rude pour gagner les points nécessaires à une qualification d’office. Les meilleurs se sont donné rendez-vous pour en découdre : Westwood, Poulter, Montgomerie, Hansen, Jimenez, sans oublier les Français, Havret, Levet, Jacquelin, Bourdy, mais dès jeudi c’est un joueur quasiment inconnu, au demeurant vainqueur du tournoi de qualification, qui prend la tête avec 65. Il ne la quittera plus malgré les attaques furieuses des Westwood, Montgomerie ou Hansen. Avec une décontraction exemplaire digne d’un vieux routier, Pablo Larrazabal saura confirmer sa prise de pouvoir le vendredi, mettre ses prestigieux rivaux à distance le samedi et se maintenir hors d’atteinte le dimanche. Le joueur espagnol de 25 ans marque ainsi sa première et brillante victoire sur le grand Circuit après 6 tours de golf acharnés (2 tours de qualification et 4 tours de tournoi), un modèle du genre.
2009 va voir la consécration d’un autre jeune champion. Déjà remarqué l’année précédente sur le Circuit, Martin Kaymer a 2 victoires à son actif sur le Circuit quand il se présente au départ. Il va imprimer la marque de sa domination dès le premier tour en égalant le record du parcours avec un splendide 62 (-9), prenant la tête devant les 155 autres prétendants. Pourtant, les ténors les plus capés comme Angel Cabrera, Padraig Harrington, Michael Campbell, Colin Montgomerie, Lee Westwood, Ian Poulter voire John Daly sont soit quasi définitivement écartés soit perdus dans le gros du peloton. À 25 ans, grand, élégant, presque timide, le jeune Allemand impressionne par son calme autant que par l’énorme confiance en soi qu’il manifeste. La suite des 3 tours confirmera ces qualités. Seuls deux grands Anglais, Poulter et Westwood, parviendront à l’inquiéter vraiment. Dimanche, Poulter perdra toute chance de victoire en manquant le green en île du 15 tandis que Westwood, lui, rejoint le jeune Allemand à 13 sous le par et l’oblige au play-off. Mais ce jour-là, Martin Kaymer conserve ses nerfs d’acier et s’adjuge le titre, le chèque de 666.660 euros et le droit de brandir le trophée d’argent massif. Depuis ce 5 juillet mémorable et malgré une blessure « hors golf » Herr Kaymer flirte avec l’élite mondiale. Il reviendra défendre son titre le 1er juillet prochain au Golf National.
Un palmarès inégalé | Anciens vainqueurs en 2006 De gauche à droite : En haut : Barry Jaeckel (1972), Jean Garaïalde (1969), Jean-François Remésy (2004 & 2005), Ramon Sota (1965), Miguel Angel Martin (1992), Denis Hutchinson (1966), Alan Murray (1962), Dave Thomas (1959), Severiano Ballesteros (1977, 1982,1985 & 1986). En bas : Malcolm Mackenzie (2002), José Maria Olazabal (2001), Paul Broadhurst(1995), Philip Golding (2003), Sandy Lyle (1981), Vincent Tshabalala (1976). |

* Amateur - ** Play-off