04/01/2013
105 ans d'histoire
1906 : Naissance du Grand Championnat Omnium
C’est en 1906 au golf de Paris devenu depuis La Boulie, que se déroule le premier Championnat International de France Omnium. Dès cette toute première édition le grand champion français Arnaud Massy l’emporte. Il gravera son nom sur le trophée d’argent offert 2 ans plus tard par l’épouse d’un gentleman britannique Edward George Stoïber. 1907 : Massy gagne à nouveau le championnat avant d’aller battre les Britanniques chez eux à Hoylake pour remporter « the » Open. Il est à ce jour le seul Français à avoir remporté l’Open britannique. Par ricochet, le championnat omnium devenu Open de France prend immédiatement rang parmi les grandes épreuves internationales.

La mondialisation
Après 30 années d’existence, l’après 2e guerre mondiale inaugure la véritable mondialisation de l’Open : les vainqueurs viennent d’Italie, d’Argentine, d’Egypte, d’Afrique du Sud, de Belgique, d’Australie, d’Espagne, jusqu’à la victoire de Jean Garaialde en 1969 sur le tout nouveau parcours de Saint-Nom la Bretèche, 21 ans après Fifi Cavalo.
Entrée dans l’ère du golf moderne
Dans les années 70, l’Open entre dans sa phase moderne et intègre le tout jeune Circuit professionnel européen. C’est l’ère des très grands : Ballesteros, Norman, Lyle, Faldo, Langer.
La création du Golf National, construit par la Fédération Française de Golf inaugure dès 1991 une série de 8 venues à Saint-Quentin-en-Yvelines avant les deux escapades en province au golf du Médoc en 1999 et au Golf Club de Lyon en 2001, avec les victoires de grands champions : Retief Goosen à Bordeaux et José Maria Olazabal à Lyon. Entre temps Colin Montgomerie avait bouclé le siècle avec sa victoire en l’an 2000 au Golf National.
Une ambition forte pour le XXIe siècle
Dès 2002 le Golf National devient le parcours permanent du plus ancien open du Continent européen dont l’ambition avouée est de redevenir le premier en terre continentale. Après deux années marquées par un retour de la domination anglaise c’est – enfin ! – un Français qui retrouve le chemin de la victoire en 2004. Après un parcours exemplaire Jean-François Remésy remporte le tournoi avec 7 coups d’avance sur ses poursuivants. Jean-François récidive l’année suivante en battant Jean Van de Velde en play-off.
Pour son centenaire, en 2006, l’Open réunit un plateau de célébrités dont une douzaine d’anciens vainqueurs autour de Ballesteros. Au final l’Anglais John Bickerton l’emporte à la régulière devant Padraig Harrington à un « petit » coup, suivis de Michael Campbell et de Ian Poulter.
2007, année sans Ryder Cup, voit pourtant les grands du Circuit venir rechercher une victoire au National et le quasi million de dollars de prix accordé au vainqueur. Colin Montgomerie, en pleine cure de jouvence, ravira le public dans sa lutte au coude à coude avec les grands champions danois Thomas Björn et Anders Hansen. Pourtant, un jeune Anglais, Graeme Storm, régulier et persévérant, profitera de leur légère baisse de régime pour s’adjuger sa première victoire dans un grand tournoi du Circuit.
2008 verra un exploit exceptionnel avec la victoire d’un quasi inconnu : Pablo Larrazabal. Après avoir gagné son tournoi de qualification à Chantilly, le jeune Espagnol prend la tête de l’Open dès le premier tour avec un magnifique 65. Il ne la lâchera pas, malgré les efforts furieux mais vains des ténors venus le chatouiller : Angel Cabrera, Lee Westwood, Richard Green, Soren Kjeldsen ou autres Montgomerie. L’Espagnol bouclera ses 4 tours en 15 sous le par, 4 coups devant Colin Montgomerie qui prendra la 2e place. A 25 ans, un beau début chez les grands !
2009 va voir la consécration d’un jeune champion ambitieux aujourd’hui au sommet du golf mondial. Déjà remarqué l’année précédente sur le Circuit, Martin Kaymer imprime la marque de sa domination dès le premier tour en égalant le record du parcours avec un splendide 62. Il prend la tête devant une meute de pros. Pourtant, les ténors les plus capés comme Angel Cabrera, Padraig Harrington, Michael Campbell, Colin Montgomerie, Lee Westwood, Ian Poulter voire John Daly sont soit quasi définitivement écartés soit perdus dans le gros du peloton. A 28 ans, grand, élégant, presque timide, le jeune Allemand impressionne par son calme autant que par l’énorme confiance en soi qu’il manifeste. La suite des 3 tours confirmera ces qualités. Le dimanche, Westwood l’oblige au play-off, mais ce jour-là, Martin Kaymer conserve ses nerfs d’acier et s’adjuge le titre, le chèque de 666.660 euros et le droit de brandir le trophée d’argent massif.
2010, année de Ryder Cup, sera une édition latine. Avec un champ de joueurs comme on n’en avait pas vu depuis les années 80, l’Alstom Open de France connaît un vrai succès populaire. Les jeunes aux dents longues, Rory McIlroy, Matteo Manassero, Victor Dubuisson, ont envie d’en découdre ; on s’attend à des exploits car sur l’Albatros tout est possible. Pourtant, une fois les valeurs sûres écartées, c’est l’Allemand Martin Kaymer, tenant du titre, qui prend la tête après 3 tours devant une meute d’excellents poursuivants comme Alejandro Canizarès, Steve Webster, Luke Donald, Miguel Angel Jiménez, Damien McGrane, Francesco Molinari et le Français Grégory Bourdy. La journée tient ses promesses. Les favoris craquent, le génie nord irlandais Rory McIlroy lance une charge formidable et l’Anglais Danny Willett s’affirme comme un dangereux challenger.
Au final, trois joueurs terminent les 72 trous à égalité, 11 coups sous le par : Miguel Angel Jiménez, Francesco Molinari et Alejandro Canizarès. Deux Espagnols et un Italien. Les Britanniques ont manqué le coche, Kaymer aussi. Un seul trou suffira à Miguel Angel Jiménez pour s’imposer, le plus expérimenté, plus vieux vainqueur sur le Circuit, grand amateur de cigares, catogan à l’ancienne et fameux golfeur : sur le 18, joué par les trois champions pour la 5e fois cette semaine, l’ancien fera le par en enquillant un très beau putt, contre bogey à l’Italien et triple au jeune challenger Espagnol.
Un palmarès inégalé
 | | Les champions de 2006 De gauche à droite : En haut : Barry Jaeckel (1972), Jean Garaïalde (1969), Jean-François Remésy (2004 & 2005), Ramon Sota (1965), Miguel Angel Martin (1992), Denis Hutchinson (1966), Alan Murray (1962), Dave Thomas (1959), Severiano Ballesteros (1977, 1982,1985 & 1986). En bas : Malcolm Mackenzie (2002), José Maria Olazabal (2001), Paul Broadhurst(1995), Philip Golding (2003), Sandy Lyle (1981), Vincent Tshabalala (1976). |

* Amateur - ** Play-off