04/07/2012
Graeme McDowell
STEVE TODD: Bienvenue au Golf National. Vous avez connu deux semaines infernales: l’Us Open et puis l’Irlande la semaine dernière. Vous arrivez à respirer un peu?
GRAEME McDOWELL: C’est une période dense, en effet. Et ce n’est pas fini ; entre l’US Open de US PGA c’est plein régime et c’est le moment de l’année où il vaut mieux bien jouer et se sentir en forme. Et pourtant c’est la première fois que je voyage moins, depuis le Masters. Donc je me sens en pleine forme. Prêt à tout. L’US Open fut un grand moment, mais manifestement il m’a manqué « un coup de trop ». Mais à l’Open d’Irlande la semaine dernière, j’ai connu une semaine fantastique à bien des égards. Bien sûr, j’aurais adoré mieux jouer. Samedi, le mauvais temps m’a quand même un peu gêné mais je me suis fais plaisir de rebondir par un 66 dimanche. Sauf que jeudi et vendredi j’ai vraiment mal putté. Mais du point de vue affectif je savais que ça allait être une semaine furieuse. En dehors de cordes, il se passe plein de choses et j’ai peut-être un peu trop essayé de donner aux fans ce qu’ils souhaitaient la semaine dernière. D’une certaine manière cette semaine fut pourtant une réussite, et très agréable, par surcroît. Nos échanges entre joueurs cette semaine ont été simplement fantastiques. J’espère que cela va renforcer les atouts de l’Open d’Irlande pour revenir dès que possible. Mais pourtant, c’est vraiment bien d’être ici. Voilà un parcours que j’ai toujours aimé retrouver. Un test de golf vraiment difficile. Cette année, le rough est spécialement épais, un parcours rapide et ferme. Il faut absolument rester sur le fairway et, de là, vous avez une chance de scorer. Je suis vraiment impatient de me mesurer à cet Albatros.
Q. Il va vraiment y avoir beaucoup de rough, cette semaine et la semaine prochaine?
G MD: Je crois que le Golf National pourrait bien être un meilleur test, une meilleure préparation pour le British Open. Sans rien enlever à Castle Stuart que j’ai beaucoup aimé l’an dernier. Un endroit superbe, un très beau parcours de golf. Un peu trop grand ouvert depuis le tee. On perd un peu de concentration pour la mise en jeu. J’attends Lytham avec impatience. Je n’y suis pas retourné depuis 13, 14 ans. J’ai joué le Lytham Trophy en 1999, ou 1998. En discutant avec mon caddie, Lytham va être un parcours dans le genre chas d’une aiguille, il va falloir placer soigneusement sa mise en jeu. Il va falloir jouer fin et si on manque son drive, on est dans la mouise. Ici, rapide et ferme, ça ressemble à un links. Peut-être que pas tout à fait – il y a des éléments de links, c’est certain, et toujours aimé ce parcours pour cette raison. En plus, le vent ne soufflera pas trop cette semaine. En allant jouer l’US Open, je n’avais pas l’intention, si tout allait bien, de jouer le Scottish. Pour moi, c’était un objectif Ryder Cup. Je ne me préparais même pas autant pour le British que je voulais assurer mes points pour la sélection en Ryder Cup. Après mon bon résultat à l’US Open j’ai décidé de sauter le Scottish. Je vais à Lytham la semaine prochaine passer deux jours. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai trouvé à l’Olympic cette année où le golf devient un test d’une incroyable difficulté. Memphis s’est révélé le meilleur cut que j’ai jamais manqué. Cela m’a permis de me rendre à l’Olympic plus tôt et j’ai pu travailler tranquillement. J’ai joué le parcours trois fois avant le tournoi et je pense que ça m’a bien aidé. Un test incroyablement difficile. Sur ce genre de golf, il faut vraiment, absolument, apprendre à les connaître. A Lytham, je vais passer deux jours la semaine prochaine pour faire baisser un peu la pression. Le mardi et le mercredi avant le tournoi.
Q. Vous allez jouer quatre grands parcours, en commençant par l’Olympic, ou auriez-vous préféré des golfs plus “normaux”?
G MD: Non, pas vraiment. Se mettre dans le bon état mental, c’est la moitié de la bataille gagnée quand vous affrontez des golfs difficiles. J’aime cet état de fait. Portrush, la semaine dernière était plutôt « facile », surtout dimanche, et on pouvait se laisser aller, non ?
Q. S’il y avait une chose à changer au Golf National en vue de la Ryder Cup, ce serait quoi ?
G MD: Rien. Cette venue est fantastique. Je pense que le European Tour et les joueurs estiment que le Golf National sera un golf d’accueil fantastique. Un parcours plein de rough convient très bien aux Européens. Les quatre derniers trous, avec l’amphithéâtre naturel qu’ils produisent, en font un stade de golf. En jouant le pro-am hier, sur le 18, on s’est mis à rêver qu’il y avait là, autour de nous, 40.000 spectateurs. Grandiose, et terrifiant à la fois. Ce golf fera un magnifique parcours de match play. Donc, je ne changerais rien.